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 BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know

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MessageSujet: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Sam 14 Mai - 9:40

    Samedi, quatorze heures, et tout est parfait. Rendez-vous avec Kurt au Starbucks, juste comme ça pour prendre un café et se sourire béatement pendant tout le temps qu'on veut. Parce que c'est vrai que dès que son nom me revient en tête, et son visage, et tout ce qu'on a pu vivre, j'ai envie de sourire. Il est tout ce que je n'ai jamais demandé mais que j'ai eu quand même. Il est tombé du ciel pour réaliser mes plus beaux rêves. Et je ne peux m'empêcher de penser a lui sur le chemin, comme je pense à lui tous les matins au réveil et tous les soirs en m'endormant. Il est mon rêve éveillé c'est ça. Mon rêve éveillé. On avait dit rendez-vous à quatorze heures quinze, je sais que j'arriverais en retard, mais ça n'a aucune importance, car il est loin d'être réglé comme une horloge mon cher et tendre.
    Mais hormis ce minuscule défaut, il est parfait. Il chante comme un dieu. Est sûrement trop naïf, mais bon, disons que c'est ce qui me plait chez lui. Oui, il est juste ce dont j'ai besoin, celui que j'ai toujours cherché. Et je ne m'en suis aperçu qu'il y a peu de temps, mon dieu, je n'en reviens pas. Comment n'ai-je pu ne pas le remarquer avant. Enfin, ce fichu Pavarotti numéro deux aura au moins servi a une chose. Bon dieu, si les Warblers et Kurt savaient... Je crois que je serais mort et enterré depuis longtemps, bon au sens figuré. Mais c'est une anecdote qui me fait sourire, franchement, pourquoi s'apitoyer autant sur un canari ? En fait, ce n'était même pas 'le' Pavarotti. Il chantait aussi bien que l'original, mais bon, longue histoire. A peu de choses, près, on me l'a confié quand je suis arrivé chez les Warblers, et, disons qu'il lui est arrivé quelque chose de fâcheux en rapport avec mon chat. Alors, je l'ai remplacé par un autre, tout neuf, sans le dire à personne. Je crois que sur ce coup-là, j'ai manqué de courage. Pas comme Kurt, qui a chanté une des plus émouvantes versions de Blackbird que je n'ai jamais entendue. Et dire que les Beatles ce n'était pas trop mon truc avant... Je crois que j'en suis tombé amoureux le jour ou il a chanté ça. Et ou je me suis apercu que je l'aimais lui, plus que jamais, plus que personne d'autre, plus que jamais.
    Enfin, je pousse bien la porte avec deux minutes de retard, très exactement. Et j'ai avant qu'il me succède largement le temps de poser écharpe et veste, et de passer notre commande. Drôle de conception du temps qu'il a. Mais il réussit à rester adorable même en étant totalement en retard, et avec ds gouttes d'eau dégoulinant sur ses épaules. Fichue pluie qui a dû le surprendre. Heureusement que j'ai emmené mon parapluie... Enfin, je me lève, lui fait un signe, comme toute personne saine d'esprit qui repère quelqu'un avec qui il avait rendez-vous. Et j'ai quand il approche l'envie plus que prononcée de l'embrasser. Après tout, nous sommes ensemble non ? Alors je l'attire contre moi, ce qui semble l'étonner d'abord. Car je l'embrasse avant même un bonjour. Pas vraiment dans mes habitudes, mais quand je suis plus de dix heures sans le voir, je déchante. Et en le lâchant, je murmure "Bonjour toi". Air faussement idiot, sourire béat, comme toujours quand il est là. Et je me rassois, comme si rien ne s'était passé. Mais on doit lire dans mon sourire et dans mes yeux que je le referais bien toute une vie.
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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Dim 15 Mai - 8:58

    Kurt jeta un coup d’œil à l’écran de son téléphone. Il était définitivement en retard. S’excuser mentalement à Blaine ne servirait à rien, puisque malgré leur alchimie extrêmement forte (comme aimait le répéter à qui voulait l’entendre l’adolescent), ils ne recevaient pas les messages télépathiques. Kurt se pinça la lèvre inférieure relevant les yeux vers le ciel nuageux.

    Il était sortit un peu plus tôt de chez lui, et avait complètement oublié de prendre un parapluie. Du coup, lorsqu’il avait sentit les premières gouttes il s’était réfugié sous le premier abri à bus qu’il avait trouvé. Il était hors de question qu’il mouille son Label Gold Cardigan noir Vivienne Westwood qui lui avait coûté les yeux de la tête. D’ailleurs heureusement pour Kurt, Finn lui ne coûtait pas très cher niveau vêtements, et Kurt pouvait donc continuer à faire des folies de ce côté-là (bien que depuis qu’il était entré à la Dalton Academy il avait dû calmer ses ardeurs par soucis d’argent). Le jeune homme se passa la langue sur les lèvres pensivement. Ce matin là il avait pourtant prit soin de se lever suffisamment tôt pour arriver à l’heure –voir légèrement en avance- à son rendez-vous avec Blaine. C'est-à-dire suffisamment tôt pour perfectionner et ajouter accessoires divers et variés à la tenue qu’il avait préparé la veille, se badigeonner d’une liste de crèmes interminables, préparer et manger un repas équilibré, trouver la coiffure appropriée et noyer ses cheveux dans la laque, etc. Et finalement, il était coincé sous cet abri, à maudire intérieurement la pluie et à tenter de réajuster quelques pseudo-mèches folles pour avoir l’air de s’occuper.

    Kurt ne pourrait pas faire attendre indéfiniment son petit ami à cause d’une pauvre pluie. Il leva son sac au dessus de sa tête pour protéger ses cheveux, et après une courte hésitation se lança sous la pluie, trottinant pour éviter d’éclabousser son pantalon plus qu’il ne l’était déjà. Quelle idée il avait eut de vouloir « profiter de ce rendez-vous pour faire une petite promenade à pied », il aurait dut se rendre au Café en voiture. Ce n’était certes pas très loin et il aurait mit quelques écologistes en colère, mais au moins il n’aurait pas été surpris par la pluie. Et dans l’excitation et son empressement à revoir Blaine, il avait complètement oublié de prendre son parapluie.

    Kurt se précipita à l’intérieur du café. Il s’arrêta un court instant pour scruter la salle, et en profita pour reprendre son souffle, une main sur la poitrine. Il ne tarda pas à apercevoir son petit ami qui lui faisait signe de la table ou il était. Un sourire niais ne tarda pas à ce graver sur le visage de Kurt. Bien entendu Blaine était aussi parfait et beau que d’habitude. Kurt s’approcha de lui à petites enjambés. Il ouvrit la bouche et salua Blaine d’un « Bonjour » et voulu s’excuser, mais n’en eut pas le temps. Blaine l’attrapa pour l’embrasser. Kurt le laissa faire. Il ferma les yeux, suivant avec une application prononcée ce que faisait les jeunes gens qui s’embrassaient dans les films (après tout, à l’exception de Brittany et Blaine il n’avait pas une grande expérience dans le domaine, puis embrasser quelques les yeux grands ouverts, c’était loin d’être romantique). Lorsque Blaine se recula, le visage de Kurt s’était ostensiblement empourpré, son air niais avait été remplacé par une expression de surprise qu’il accentua en battant des cils. Il se reprit et jeta quelques coups d’œil alertes autour de lui, rougissant un peu plus avant de prendre place face à Blaine , après avoir posé son sac à ses pieds, et de le sermonner à voix basse, se penchant légèrement sur la table :

    - Pas devant tout le monde Blaine.

    Kurt se redressa et attrapa son café, il n’était pas en colère contre Blaine mais juste affreusement gêné (comme le prouvait le balancement nerveux de sa jambe sous la table). Après avoir avalé une gorgée de café il leva les yeux vers son petit ami. Bien qu’ils se voyaient tous les jours de la semaine à la Dalton Academy, celui-ci lui avait manqué. Kurt lui adressa un nouveau sourire et marqua un court temps de silence avant de s’exclamer :

    - Au fait, je suis vraiment désolée pour le retard, il s’est mit à pleuvoir et j’ai complètement oublié mon parapluie.

    Pour montrer à quel point la situation de se mettre en exposition à l’eau était dramatique pour lui, il pointa son cardigan et ajouta :

    -Vivienne Westwood. Kurt avala une gorgée de café. Il m'a coûté un bras. Et je ne te parle même pas de mon pantalon. Enfin, au début j'ai hésité entre prendre celui avec les crânes et les tournesols qui vient de Comme Des Garçons et celui-ci, mais l'autre jurait affreusement avec ce chandail, du coup...

    Kurt haussa les épaules, le regard fixé sur son cardigan qu'il tirait entre l'indexe et le pouce. Il releva les yeux vers Blaine et marqua une pause une fois de plus, contemplant le visage –parfait selon lui- de son interlocuteur, avant de se rendre compte que ses histoires de vêtements ne devaient peut être pas l'intéresser autant que cela.

    - Enfin peu importe. Tu vas bien ?

    C’était plus par soucis de meubler la conversation, puisque pour Kurt il ne faisait aucun doute que si Blaine avait un problème il n’hésiterait pas à lui en faire part. Kurt avala de nouveau quelques gorgées de son café.










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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Lun 16 Mai - 0:24

Comment me donner envie de rire furieusement ? Simple, laissez-le rougir. Kurt est tout ce qu'il y a de plus adorable mais il au moins milles fois trop, je ne vais pas dire coincé, même si c'est un peu de la vérité, mais optons pour prude. C'en est hallucinant. Surtout quand on devine quelque part entre sa façon de me sermonner en se penchant vers moi et ses joues rougies un sourire timidement étonné. Et c'est mon sourire à moi qui doit se faire plus mutin quand je lui montre d'un regard le vide derrière lui. « Techniquement, ton 'tout le monde' se résume à une caissière en pleine lecture et deux ou trois nerds en train de profiter de l'internet gratuit ? » En effet, c'est toutes les personnes qu'on pouvait voir dans le coin. Par un temps pareil, ce n'était pas vraiment étonnant qu'aussi peu aient bravé la pluie. Mais nous sommes là, comme prévu, et je n'aurais annulé pour rien au monde. « Et puis, après tout, même s'il y avait toute la population de la terre dans ce café, je ne vois pas pourquoi je me priverais de t'embrasser. » Enfin, question un peu bête qui va je le sens le faire rougir encore plus.
Personnellement, je ne vois pas pourquoi on se cacherait. Aucune raison. Lui doit en avoir trouvé, mais étrangement, je le trouve aussi beau que d'habitude, bien que trempé et ayant une couleur quelque part entre la tomate et le sang. Non que je connaisse la différence entre les deux couleurs. Contrairement à lui qui déblatère sur Vivenne Westwood. Oui, je sais qui sait. Vaguement... De loin. Non, sérieusement. L'uniforme de Dalton me va à merveille et je dois dire que le week-end je ne fais pas vraiment d'effort. Et je m’aperçois quand il parle du prix de ses tenues que je ne suis habillé que d'un jean et d'un polo rouge. A peu près comme d'habitude. Je dois avoir l'air tout ce qu'il y a de plus ridicule à côté de lui et de sa manie de changer de tenue plus souvent qu'une star de cinéma. Enfin, j'acquiesce vaguement à ce qu'il dit, parlant de cardigans... Pas vraiment suivi son raisonnement. Tout ce que je sais, c'est que quoiqu'il mette, il sera lui, et il aura l'air parfait.
Enfin, quand il me demande si je vais bien, je ne peux répondre qu'une évidence.« Étant donné que tu es là je ne peux aller qu'à merveille. Question bête Kurt.. ». Oui, je sais que je parle comme un marshmallow tout droit sorti du pays des contes de fées, mais c'est la plus stricte vérité, je le jure. Et je pousse distraitement ma tasse de café pour prendre sa main. Et toujours ce sourire idiot qui éclaire mon visage. Mais je me fiche royalement d'avoir l'air idiot, d'avoir des parents crétins et une montagne de devoirs, tant qu'il traine dans les parages. S'il n'était pas là, ça ferait un bout de temps que je n'aurais pas souri. Ce n'est pas à ça qu'on s’aperçoit qu'on est amoureux dans les films ? Peut-être bien que si... Mais après tout je n'en sais rien, ça ne m'est jamais arrivé avant. Tout ce dont je suis sûr, c'est que je voudrais bien passer ma vie auprès de lui, ses tenues griffés et ses cheveux toujours parfaits, même après après une balade sous la pluie.
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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Lun 16 Mai - 20:39

    Lorsque Blaine désigna la poignée de personnes que représentait « tout le monde » pour Kurt, celui-ci se retourna pour les observer. Oui, ce n’était pas faux, du peu de personnes qu’il y avait dans le café ceux-ci ne portait pas grand intérêt pour les deux étudiants de la Dalton Academy. Kurt se redressa sur sa chaise en faisant de nouveau face à Blaine, avant d’hausser légèrement les épaules et de tenter de cacher son visage dans sa tasse de café. A sa réflexion suivante Kurt rougit un peu plus et fut pendant un court moment désempaé, la bouche ouverte pour répondre quelque chose qui n’avait pas l’air de vouloir venir. Il avala finalement une goulée d’air, reprit son calme, arqua un sourcil avant de répliquer :

    - Nous ne sommes pas dans une de ses grandes villes comme New-York ou San Francisco mais à Lima où la tolérance de la population est aussi grande que la qualité d’un pull à GoodWill. Je…ça me dérangerait vraiment qu’il nous arrive quoi que ce soit parce que nous nous faisons trop remarquer.

    Kurt ressortait mot pour mot le discours que lui avait tenu son père un peu plus tôt dans la semaine (à l’exception de la partie sur Goodwill). Bien évidement le contexte n’était pas le même, lorsque Burt lui avait fait cette remarque s’était entre autre vis-à-vis des tenues tape à l’œil que son fils portait. Et bien entendu Kurt s’était rapidement énervé répliquant qu’il voulait pouvoir tenir la main et embrasser les garçons qu’il voulait (ici Blaine bien entendu) sans pour autant risquer de se faire insulter, ou qu’on les regarde de travers.
    C’était assez ironique (et hypocrite, peut être) que Kurt réutilise cet argument contre Blaine à propos de quelque chose qu’il défendait lui-même. Mais Kurt était le genre de garçon à vouloir avoir le dernier mot, quitte à changer provisoirement ses opinions. Et son père était champion en ce qui concernait « discours philosophique sur la condition humaine », autant s’en inspirer.

    Lorsque Blaine posa sa main sur celle de Kurt, celui-ci offrit à son petit ami un sourire plus apaisé avant de poser sa propre tasse de café sur la table et de poser sa main libre sur sa cuisse. Il venait d’oublier tous ceux qui les entouraient, l’esprit trop occupé à des pensées niaises et à se repasser mentalement la liste interminable des qualités qu’il trouvait à Blaine et à quel point il était chanceux de l’avoir comme petit-ami. Quelques mois plus tôt Kurt était à McKinley à prêcher que lorsqu’on était aussi différent que lui, on était voué à être seul. Et pourtant il avait trouvé chaussure à son pied.
    Kurt sortit de ses pensées en un battement de cils. Il se redressa assez brusquement sur sa chaise. Un large sourire excité avait remplacé son expression calme.

    - Finn m’a dit que les New Directions allaient travailler sur des soundtracks de films ! J’espère que Rachel choisira Titanic. Elle pourrait totalement chanter My Heart Will Go On . Kurt s’arrêta, pensif. En tout cas c’est ce que j’aurais fait à sa place.

    Kurt se pinça les lèvres et esquissa un sourire. Il avait bien évidement quelque par ce solo de Céline Dion et il comptait bien le chanter. Pas avec les Warblers, ce n’était pas du tout leur style (et il ne voulait pas qu’on lui reproche de se la jouer trop personnel), mais chez lui dans sa chambre ça pourrait tout à fait le faire. Bien entendu sans un auditoire c’était nettement moins amusant. Ou alors à Blaine, c’était tout à fait le genre de chanson qui exprimait les sentiments qu’il éprouvait pour son petit ami (et la liste était longue).

    L’adolescent tapota ses cheveux pour vérifier qu’ils étaient toujours là et bien coiffé (on ne savait jamais) avant de plonger de nouveau son regard dans celui de Blaine. Il lui sourit. Oui, si jamais il devait chanter My Heart Will Go On ça aurait été pour Blaine.











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Dernière édition par Kurt Hummel le Mar 17 Mai - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Mar 17 Mai - 0:30

Un pull à GoodWill. J'ai définitivement un peu de mal avec les métaphores ayant un rapport quelconque avec les fringues. Mais vu ce qui précède, je devine que ca ne doit pas être génial. Et je lève les yeux au ciel. Non que je ne sois pas relativement d'accord avec ce qu'il dit sur la population de cette ville, je crois même être le premier au courant, et garder quelques souvenirs douloureux du jour ou je m'en suis véritablement apercu. Mais ce genre d'arguments plus que réalistes, je crois avoir eu tout mon temps pour les tourner et retourner dans la tête. Et j'ai aussi eu tout le temps qu'il me fallait pour oublier que le monde n'est pas Dalton, ou l'on peut techniquement faire ce qui nous chante tant qu'on laisse les autres en paix et que nos notes ne coulent pas la moyenne d'excellence. Cette phrase me fait froid dans le dos car j'ai l'étrange impression d'en avoir entendue des semblables. Alors argument ô combien aussi bon que j'ai du dire des tonnes de fois. « Tout ce que tu veux. Mais s'il arrive quoi que ce soit en rapport avec le fait que je t'aime, quoi que ce soit de mauvais bien entendu, je me permets de te rappeler que c'est nous qui sommes totalement en droit de porter plainte... Non pas que j'ai du mal à t'imaginer user de légitime défense, disons que ce serait plus raisonnable. Et intelligent. Car si des gens nous disent la moindre chose, c'est ce dont ils manquent. D'intelligence j'entends.» Et c'est un plaidoyer que je fais. C'en devient ridicule quand on sait que la personne en face de moi se doit, à peu de choses près, de partager mon avis. C'est ridicule de débattre d'un sujet comme la petitesse d'esprit des gens quand on sait pertinemment que rien n'y changera. Mais on peut toujours essayer de les pousser dans leurs retranchements, et de leur montrer à quel point ils ont tort. C'est ce dont je suis persuadé, malheureusement, pas comme tout le monde.

Et puis le silence, juste le silence calme et apaisant. Il doit se perdre dans quelques pensées, quelques souvenirs incertains, et moi je me plais a simplement le regarder, dans tout ce qu'il est. Ce n'est pas vraiment le genre de personnes à se cacher, ou à cacher ce qu'il est. Disons qu'il a un façon toute à lui d'être et de se comporter qui le définit parfaitement. Et on dirait que sa gêne est une des rares choses à le mettre mal à l'aise, à vraiment l'empêcher d'avoir ses opinions. Et à pouvoir passer d'une humeur à l'autre. Car le voilà qui sursaute, et sourit, l'air plus surexcité que jamais. Les Bo de films. Les New Directions. C'est comme s'il y était toujours. En tous les cas on lit presque sur son visage qu'il voudrait y être. Mon dieu, combien j'aimerais qu'il reste avec nous à Dalton. Et pas uniquement pour sa voix. Je me demande comment je pourrais survivre sans l'écouter, sans le voir chaque jour. Et ce n'est pas comme s'il était en totale sécurité là-bas. Plutôt le contraire. Enfin, il à l'air de vraiment vouloir y retourner. Et il suit vraiment ce que font les ND. Et cette affirmation éclaircit un autre mystère. « Au moins maintenant je sais pourquoi le gnome qui me sert de sœur bassine tout le monde avec The Call depuis deux jours. » Arrêt sur image. Je crois que là, cette dernière phrase mériterait plus amples explications. Plus ou moins fâcheuses quand on sait pourquoi elle à dû être transférée en urgence à Mc Kinley. « Elle à été transférée là-bas il y a deux jours, et admise au Glee Club dans la foulée. Disons qu'elle a eu quelques problèmes dans notre ancien lycée, et qu'elle est rentrée avec un magnifique œil au beurre noir. Longue histoire...» A mon tour de baisser les yeux. Joli exemple de la connerie des gens ici, et contre exemple sur mon sermon comme quoi les gens à Lima pourraient se montrer tolérants. En fait, je me trompe, et dans les grandes largeur, j'en donne ici la preuve par A+B. Mais lui ne devinera sûrement pas... « Et Titanic est un mauvais film.». Moi, ou comment changer de sujet en deux leçons. « Mais cette chanson t'irait bien. Mieux qu'à Rachel. Enfin, ce n'est que mon avis.» Grand sourire. Car c'est la plus simple des vérités. Sa voix, tout ca, c'est fait pour. Je ne me vois pas de lui proposer de la chanter avec les Warblers, on me regarderait sûrement de la même façon que quand j'ai proposé Candles au régionales. Ce n'est pas le genre de ce qu'on fait d'habitude c'est vrai, ce n'est pas là ou nous sommes les meilleurs mais bon, j'ai envie de croire que le changement est agréable. « Tu sais quoi ?.» Sourire tout aussi large, mais plus mutin. Regard amusé. Question idiote car je vais y répondre bien vite. « Je crois que j'ai un CD pour toi. Exactement dans le thème des New Directions. Et peut-être plus adapté à nous.» Idée amusante, idée étrange qui à germé dans ma tête en quelques secondes. Oui, j'ai exactement ce qu'il faut pour lui remonter le moral, et comme par hasard c'est musical, et ca vient d'un film.
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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Mar 17 Mai - 20:41

    Kurt ne répondit pas à Blaine, préférant laisser couler. Il n’avait pas envie de s’entêter et de tenter de montrer à son interlocuteur qu’en ce qui concernait l’intérêt que pouvait porter les autorités pour les gays n’étaient pas bien grande. Par autorité il entendait plutôt celle de son ancien lycée, ou encore de celui de Blaine. Kurt se souvenait parfaitement (ou presque) de la conversation qu’ils avaient eut tous les deux à ce sujet là. C’était à leur rencontre, Blaine lui avait lui-même dit qu’il s’était plaint, qu’on s’était montré compatissant mais qu’au final les gens s’en fichaient un peu. Mais au final il n’avait pas vraiment tord, après tout à part quand on le poussait contre les casiers ou qu’on le balançait dans les bennes à ordures de McKinley, Kurt n’avait jamais été agressé physiquement (et la menace de mort de Karofsky n’avait pas été mise à exécution, donc…). Il laissa donc de côté ce sujet de conversation là, de toute manière même avec toute la bonne volonté du monde personne ne pourrait forcer qui que ce soit à avoir l’esprit plus ouvert, encore moins suite à une discussion entre deux adolescents autour d’un café.

    Kurt n’avait pas la moindre idée de ce que pouvait être le film The Call, il fallait dire qu’il n’avait pas une très large filmographie et se contentait en général des grands classiques et des films romantiques. Quoi que depuis qu’il était avec Blaine, il s’était un peu plus diversifié en ce qui concernait le type de films qu’il regardait, le laissant choisir les films (du moment qu’ils restaient un minimum soft). Harper avait bien tenté de le mettre aux films de zombies lorsqu’il était plus jeune, mais ça n’avait jamais été un franc succès pour son amie.
    En tout les cas, ce n’était pas le film avec lequel Elenore bassinait son frère qui lui avait fait arquer un sourcil interrogateur (et un regard perçant qui signifiait clairement « Mais encore… »), mais la raison pour laquelle elle souhaitait faire les exercices des New Directions, et surtout comment elle pouvait être au courant. Kurt n’eut pas à attendre longtemps pour avoir la réponse.
    Oh. Finn ne lui avait même pas dit que les New Directions avaient recruté un nouveau membre. C’était d’autant plus vexant que Elenore était la petite sœur de Blaine, aka le petit copain de son demi-frère. Mais c’était un concept ou un raisonnement que Finn –qui n’avait pas encore eut droit à son heure de gloire du côté intelligence- n’avait peut être pas pu établir ou assimiler. Occupé à râler intérieurement contre Finn, Kurt n’avait écouté que d’une oreille peu attentive la suite de la phrase de Blaine. Quand il réalisa enfin Kurt releva les yeux vers Blaine, soucieux envers sa petite sœur. « Elle va bien ? ». Kurt aurait bien aimé en savoir un peu plus, mais apparemment son petit ami n’avait pas particulièrement envie de s’étaler sur cette histoire pour le moment. Les Andersons ne semblaient pas être des plus chanceux en ce qui concernait leur ancien lycée, ou alors c’était leurs anciens camarades qui avaient de sérieux problèmes. Kurt avait un flot de question à poser à Blaine, il les retenait tant bien que mal.

    Mais rapidement il n’y pensa plus. Titanic, un mauvais film ? L’expression ahurie de Kurt s’accentua : yeux exorbités et bouche grande ouverte en option. L’adolescent fit claquer sa langue contre son palais (un « t-t-t » sonore raisonna) pour montrer son désaccord.

    - Titanic est l’un des meilleurs films du XXème siècle ! Je pleurs à chaque fois que je le regarde, et Kate Winslet est… Kurt ouvrit la bouche et coupa sa respiration à la recherche d’un mot assez fort pour décrire la performance de l’actrice dans ce film. Époustouflante ! Magique, sensationnelle ! Et je ne te parle même pas de DiCaprio...Et il n'a pas eut onze oscars pour rien.

    Etant définitivement fan du film, il ne pouvait pas laisser son petit-ami en dire du mal sans réagir. Cependant son compliment le fit changer d’attitude, à la place d’une mine courroucé, un long sourire (qui aurait put sembler inquiétant dans un autre domaine) s’étira sur son visage. « Mieux qu’à Rachel », ce n’était pas « que » son avis, c’était l’avis de Blaine, soit pour l’instant l’avis qui avait le plus d’importance à ses yeux. Oh, bien entendu Kurt ne prit pas en compte le fait que Blaine puisse légèrement manquer d’objectivité vis-à-vis du fait qu’ils sortaient ensemble. Kurt se mordilla la lèvre inférieure, referma ses doigts sur la main de Blaine qu’il tint quelques secondes avant de la lâcher pour en revenir à son café.

    La seconde nouvelle de Blaine agrandit et les yeux et le sourire de Kurt qui s’était brusquement redressé sur son siège tout en reposant sa tasse.

    - Oh mon dieu. La BO de Victor Victoria ?!

    Ses yeux brillants d’excitation le faisaient ressembler à un enfant à qui les parents sont sur le point de lui donner l’objet de ses rêves. Mais Kurt se reprit et se cala au fond de son siège (tout en faisant attention à garder le dos bien droit) gardant cependant son sourire crispé qui lui coupait le visage en deux. Bon, ce n’était peut être pas la soundtrack d’un des films favoris de Kurt, mais connaissant Blaine il ne serait pas déçu.










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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Lun 23 Mai - 1:16

Aussi simplement que ca, ma grimace en parlant de Lolita a pu éveiller les soupçons de Kurt sur toutes les raisons qui ont fait son changement de lycée. Oui, je rechigne à en parler et quand il me demande aussi simplement que ca si elle va bien, j'acquiesce simplement. Et plonge le nez dans mon café, l'air de rien, l'air de tout. Car les raisons de tout ce chambardement doivent se lire sur mon visage. Et ce genre de sujets n'est pas des plus simples à aborder, ou des plus joyeux.
Étrangement, chez Kurt, les phrases les plus anodines peuvent provoquer quelque chose s'apparentant à un infarctus. Titanic, un mauvais film. Titanic un mauvais film. Bien sûr que j'aurais pu être plus nuancé, vu le nombre d'explications possibles à cette phrase. Mais disons que d'habitude, j'ennuie plus les gens que je ne les éclairent sur le sujet avec ca. D'après ma sœur, et un certain nombre de personnes qui ont été étonnés de cette remarque, pourtant simple.« Impossible plus que mauvais en fait. Il se serait appelé Jack et Rose sont sur un bateau, je n'aurais rien eu à y redire. Les acteurs sont aussi exceptionnels que tu veux, il a eu autant d'oscars qu'on peut imaginer, mais il est tout sauf basé sur du vrai Kurt. Tu es naïf à un point...» Mais l'autre réplique a dû changer la donne, car sa grimace outrée se transforme en sourire. Et nos mains s'emmêlent l'espace d'une seconde, et je ne peux être plus sincère qu'à ce moment-là. Rien d'autre à dire que la vérité, qui a l'air agréable à entendre.
Et toujours ce sourire, ces yeux qui brillent et cet air d'hyperactif fini. Adorable en un mot. Un gamin au matin de noël. Il suffit de parler de musique pour qu'il paraisse différent. Moins discret peut-être. Même s'il parait rarement discret. La musique c'est vraiment ce qui le fait être lui, à tous les sens du terme. Ce qui fait qu'il est au centre de la scène. Mais sur ce coup-là, je vais le décevoir, la B.O dont je parle n'est bel et bien pas celle de ce film qu'il adore. Et qu'il doit voir trois fois la semaine. Bien que magnifique, ce ne serait pas un choix assez original. « Nope. Je pense que tu peux toujours te casser la tête à chercher, m'étonnerait que tu ai vu le film.» Une phrase, pas des plus modestes, certes, mais il faut bien avouer que je m'y connais en cinéma autant que lui en musicals de Broadway, et que l'inverse n'est pas forcément vrai. « (500) Days of Summer. Te dit quelque chose peut-être ? » Une des plus belles bandes originales pour un film récent, il faut le dire. Et une bonne partie des chansons pourraient plaire aux autres. Et voilà mon Kurt, on l'a notre prochain duo. Je connais toutes ces chansons par cœur, ce film à l'eau de rose est plus que solaire. Et pas mauvais du tout. « Il faudra que je te passe le film aussi... » Et toujours ce sourire qui s'étire sur mon visage, je crois que tant qu'il est là, je peux tout. Et que regarder des films avec lui est un des plus grands plaisirs que la vie m'octroie. Pour le moment...









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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Lun 23 Mai - 18:14

    Kurt était quelqu’un de curieux de nature, il avait fait le rapprochement entre le fait que Blaine soit gay et l’agression dont sa sœur avait été victime (s’il y avait eut le moindre doute que ce soit un accident, ils avaient été balayé par l’expression de Blaine et la manière dont il évitait le regard de Kurt). Le jeune adolescent nota intérieurement qu’il serait bon d’aller rendre visite à Elenore pour avoir plus de renseignements sur le sujet, si Blaine rechignait à répondre à ses questions. Oui, fouiner dans la vie des gens n’était pas quelque chose de très malin à faire, mais Kurt n’aimait pas que Blaine lui cache des choses (même si là cette histoire ne le regardait absolument en rien, au contraire), et dire qu’il s’inquiétait pour la sœur de Blaine n’était qu’un euphémisme. Les garçons, que ce soit des footballers ou des geeks s’en prenait rarement aux filles. S’ils en étaient arrivé à cet extrême ça n’avait rien de surprenant que Mr et Mrs Anderson aient changés leur fille de collège. Kurt aurait bien demandé pourquoi elle n’avait pas été plutôt placée à l’école privée Crawford Country Day, sœur de la Dalton Academy, avant de se rappeler que ces écoles privées étaient extrêmement coûteuses, et que personne ne connaissait de toute manière Blaine à McKinley.

    Qu’importe ce qu’aurait put en dire Kurt, il semblait que Blaine resterait campé sur son avis vis-à-vis du film de James Camron, mais Kurt était aussi borné que lui. Il afficha une moue légèrement pincée. Blaine n’avait pas tord, il était naïf, tout le monde ne cessait de le lui répéter (ou en tout cas il l’entendait dire un peu trop), mais ça n’empêchait pas le fait que ce film restait magnifique aux yeux de Kurt, même s’il était plus probable que Karofsky fasse son coming-out le lundi suivant à McKinley qu’une histoire pareille se soit déroulée à bord du Titanic.

    - D’accord. Mais le titre mit de côté, tu dois admettre que ça reste un superbe film. Et c’est ce que je demande à un film, d’avoir ce qu’il faut de romantisme, d’action, de drames, de costumes et de décors…

    Quand à sa naïveté Kurt n’était pas encore prêt à en discuter. Il n’avait aucun argument pour lui de ce côté là. Il effaça donc son air précieux tout en époussetant d’éventuelles saletés qui auraient put se déposer sur ses cuisses et salis son inestimable pantalon durant le début de son entretient avec Blaine.

    Kurt pencha légèrement la tête, sourcils levés et les yeux toujours aussi grands ouverts, questionnant silencieusement Blaine quant au titre de ce film. Effectivement, il ne connaissait pas énormément de films. Il allait voir les plus populaires et immanquables, qui avait fait parler d’eux (Pirates des Caraïbes, Harry Potter, et compagnie) mais ses choix s’arrêtaient là en général. Il suivit donc le conseil de son petit ami : ne pas se casser la tête à tenter de deviner, et attendre que Blaine lui donne la réponse.

    - (500) Days of Summer ?

    Kurt s’humidifia les lèvres, pensif avant d’acquiescer d’un signe de tête. Oui, il en avait évidemment entendu parler. Ce film avait fait du bruit à sa sortie mais Kurt avait été trop occupé pour trouver le temps d’aller le voir (quoi que ça ne devait pas être si important que cela puisque Kurt n’avait plus la moindre idée de ce qui l’avait autant occupé).

    - J’en ai entendu parler, oui. Une fille et un garçon sortent ensemble, finalement la fille largue le garçon qui tente de la récupérer mais sans résultat ? Kurt s’arrêta un court instant, arqua un sourcil et fixa Blaine avant d’ajouter : Quand tu dis que ça nous convient parfaitement, par nous tu entends les Warblers, et non nous toi et moi, n’est-ce pas ?

    Kurt ne termina pas le cours de sa pensée qui était « sinon ça serait une drôle de manière de parler de quelque chose qui convient à notre relation, et j’en viendrais presque à croire qu’en tant que parfait gentlemen que tu es, c’est une manière douce que tu as trouvé pour m’annoncer que tu ne veux plus de moi. ». Kurt restait tendu sur sa chaise, fixant Blaine en silence. Celui-ci souriait d’un air bienheureux, et Kurt finit par lui sourire à son tour, mais un sourire rigide et crispé (encore plus que d'habitude en fait). Il attrapa de nouveau la main de Blaine et la serra, une fois de plus, entre ses doigts sans arrêter de le fixer ni de sourire. S'il n'avait pas une apparence inoffensive en terme général, dire qu'il ressemble à un psychopathe n'aurait pas été totalement faux.











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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Mer 1 Juin - 4:22

La curiosité est quelque chose d'assez caractéristique de la personne en face de moi. Et à la lueur dans ses yeux, je devine que si je ne donne pas moi-même toutes les informations qui pourraient intéresser Kurt sur le moment, elle lui arriveront assez vite aux oreilles, d'une façon, ou d'une autre. Après tout, il a toujours des amis à McKinley, et contacter ma sœur ne serait pas une chose parmi les plus difficiles, en tout cas, à mon humble avis. Alors je ravale ma salive. Oui, je préfère largement être celui qui lui dira tout, que ce soit sur ce point ou un autre. Et même s'il ne pose pas de questions je devine qu'il veut savoir. « C'est une histoire assez longue en fait » Hésitation. Après tout pourquoi lui dire. Ça n'a aucun sens et ça n'en aura jamais. On pourrait le résumer en 'la terre est peuplée d'idiots boutonneux et inconséquents' mais je pense que ce ne serait ni assez détaillé, ni assez explicite pour lui.« Ils... En fait, c'est à cause de ce genre de choses que je suis parti de mon ancien lycée » Hésitation. Encore. Je n'aime pas en parler, et je n'aimerais jamais. Qui aime dire qu'il s'est fait frapper pour ce qu'il était, et qu'à première vue, ce privilège revient à tous les membres de sa famille si il fuit ? Pas moi en tous les cas. « Je n'ai pas eu ton courage moi. Je ne les ais même pas affrontés une fois. Et maintenant que je suis parti, ils s'en prennent à ma Lolita. Aussi simple que ça. Parce que je suis, ce que je suis, et qu'elle a longtemps été tout pour moi » Soupir et lassitude. Impossible d'oublier. Surtout pas après ce qu'ils ont fait à Lo. Si seulement j'avais été là. Mais non, et c'est mieux comme ça. Ce que je peux me sentir coupable de l'avoir laissée seule avec ces timbrés. Je l'avouerais jamais, surtout pas à Kurt, mais j'aurais toujours l'impression que tout est de ma faute.

Mais passage à d'autres sujets plus légers. Et la vie repart dans le bon sens, et rien ne tourne mal, tout reste juste un rêve parce qu'il est là. Même si pas vraiment de mon avis. « Moui. Si tu veux. Il est beau. Mais bon, je ne comprends pas pourquoi il a fait autant de bruit. Il y a largement mieux comme film. Et quoi que tu en dise le romantisme est un peu exagéré. » D'habitude, je n'ai rien contre les romances, mais s'il faut dire ce qu'on pense autant y aller franc jeu. Celle-là est plus qu’exagérée. Aucune personne saine d'esprit n'aurait agi comme aucun des protagonistes. Même pas amour.
Et l'autre film, dont la BO marque presque plus les esprits que le film en lui-même. Et moi qui aurait peut-être plus dû peser mes mots avant de parler. Réfléchir, vite. Et trouver la solution. Dire la vérité« En fait, je pensais à nous Kurt.» Et nos mains toujours serrées, et moi qui renforce mon étreinte. « Mais je te parle de la BO Kurt, essentiellement composée de chansons d'amour» Soupir. Oui, soulagement. Et son expression s'adoucit étrangement d'un coup d'un seul. Et ce sourire reprend sa place attitrée sur nos lèvres.









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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Mar 7 Juin - 18:10

Finalement Blaine après une longue hésitation se décida à révéler ce qui se cachait derrière le coquard d’Elenore sous le regard plus attentif d’un Kurt qui buvait ses paroles. Depuis qu’il avait quitté McKinley pour la Dalton, il était incroyablement en manque de potins et d’histoires. Un des problèmes à être dans une école réservée aux garçons.
Mais bien entendu, ce n’était pas le genre de ragots d’importances moyennes que les filles ont l'habitude de colporter. Le visage de Kurt se décomposait au fur et à mesure des explications de Blaine. Il regrettait amèrement d’avoir plus ou moins insisté pour savoir la vérité, même s’il s’en doutait un peu. Comme souvent Kurt avait agit pour satisfaire sa petite personne sans penser aux autres. Non pas qu’il n’aurait pas été au courant (un Jacob Israel aurait finit par le faire savoir d’une façon ou d’une autre, il n’en doutait pas, et lui même aurait fait ses petites recherches), mais il se sentait terriblement gêné de sa voir ça, pour Blaine et pour Elenore. Kurt se pinça la lèvre avant d’ajouter d’une petite voix les seules paroles réconfortantes qui lui vinrent en tête (et elles n’étaient pas terribles, mais tant pis) :

    - C’est bien qu’elle ait changé de lycée. A McKinley ils laissent les filles tranquilles.


C’est vrai que de ce côté-là, les garçons de l’ancienne école de Kurt étaient plutôt « sympathiques ». Ils n’avaient jamais frappés Kurt, se contentant de le pousser contre les casiers ou de le menacer, et les filles étaient « seulement » victimes des moqueries et des slushis (mais rares de toute façon étaient les considérés comme loosers qui y échappaient). Ne pouvant rien faire de mieux, Kurt se contenta d’un regard compatissant à l’adresse de Blaine. Il n’y avait pas grand-chose à dire. La ville de Lima était peuplée d’abrutis dont l’étroitesse d’esprit équivalait à celle d'une moules. Et encore.

Mais le sujet était clos. Kurt se promit de ne pas en reparler, il n’avait pas autant envie d’en savoir plus que quelques minutes plus tôt. Et de toute manière il lui suffisait de parler de films bourrés de romantisme pour que Kurt se remette à sourire et soit plus excité qu’une puce. A croire qu’il était victime de troubles bipolaires.
Et même les critiques de Blaine ne pourraient empêcher Kurt de considérer ce film comme l’un de ses préférés. Kurt se contenta de secouer la tête pour montrer qu’il désapprouvait ce que disait son petit ami. Pour lui Titanic était un film fantastique, point, on ne pouvait pas discuter. Il avait longtemps considéré Rose et Jack comme étant le couple idéal à ses yeux, et plus jeune il avait souvent harcelé Harper pour refaire ladite scène du « Je suis le roi du monde » et tout le tintouin. Son rêve avait longtemps été d’aller sur un bateau pour pouvoir gambader à la manière des deux protagonistes du film, mais il n’en avait jamais eut l’occasion (et de toute manière au bout d’un certain temps, son rêve avait été balayé pour un nouveau : acheter le dernier couvre chef Zara –ou quelque chose dans ce genre là-). Kurt attrapa son café pour avaler la dernière gorgée et repousser la tasse un peu plus loin.

Et encore une fois, le sujet de conversation changa. (500) Days of Summer. Avec le fantastique Joseph Gordon-Levitt et l’adorable Zooey Deschanel s’il ne se trompait pas. Oui, Kurt avait été aussi marqué par le cast (qu’il jugeait de sensationnel) que l’histoire du film, qu’il trouvait assez déprimante quand on y repensait (une des raisons qui l’avait poussé à « attendre un peu » avant de le voir).
Lorsque Blaine lui admit que ce film lui faisait penser effectivement à eux deux, le visage de Kurt se décomposa. Blaine voulait le larguer ? Comme ça, dans un café ? Bon, en même temps il n’y avait pas vraiment d’endroit approprié pour rompre avec son copain. Mais…mais même. La bouche en « O » et les cils papillonnants, Kurt était assez déstabilisé. Est-ce c’était parce qu’il était trop Drama Queen ? Kurt s’était toujours dit que du moment qu’il n’en était pas rendu à porter des pulls avec des rennes et à coller des étoiles dorées partout sur son passage, il n’avait pas trop à s’inquiéter de son attitude de princesse impérieuse (qu’il avait plutôt corrigée ses derniers temps). Mais Blaine mit vite fin à ses doutes. Soulagement général, et on respire de nouveau. Kurt ne retira pas sa main. S’ils n’avaient pas été dans un lieu public, il aurait certainement sauté au cou de Blaine pour l’enlacer. Il se contenta d’un sourire. Drama Queen. Voilà ce qu’il était. A toujours tout prendre au premier degré et à avoir un comportement exagéré à chaque fois. Il baissa les yeux, observant avec un grand intérêt la main de Blaine encore sur la sienne (il n’avait pas envie le moins du monde de la retirer) avant d’ajouter :

    - Oui, il faudra que j’écoute cette soundtrack alors. Et qu’on regarde le film.


Bien entendu Kurt ne comptait pas le regarder tout seul. Et ni avec Finn ni avec son père, mais avec Blaine. D’ailleurs, si ça pouvait permettre à ce dernier d’être un peu éloigné de chez lui, tant mieux (même si la raison principale de Kurt était « si ça nous permet d’être plus ensemble»).

Tiens, tant qu’on était dans le « être ensemble ». Le visage de Kurt devint un peu plus grave. Il retira délicatement sa main, et se perdit dans les yeux de Blaine, avant de porter subitement un grand intérêt pour sa tasse de café vide.

    - D'ailleurs, il y avait quelque chose dont je voulais te parler. C’est assez important.


Kurt s’humidifia les lèvres. Ça faisait longtemps qu’il aurait du lui en parler, mais à chaque fois il avait repoussé la date, manquant de courage. Pourtant ce n’était pas une grosse affaire, et il ne risquait pas de se faire frapper ou quoi que ce soit, contrairement à lorsqu'il avait tenu tête à Karofsky. Kurt leva les yeux vers Blaine, détachant son regard de la fameuse tasse qui avait toute son attention quelques secondes plus tôt.

    - C’est…En fait je voudrais retourner à McKinley. C’est Santana qui m’en a d’abord parlé, puis on en a discuté avec Karofsky et Mr Figgins. Papa attend juste que je donne mon avis définitif et on s’occupera de mon transfert.


Kurt se pinça la lèvre inférieur attendant anxieusement ce qu’allait dire Blaine. Ca faisait longtemps que Santana lui en avait parlé, et un peu plus d’une semaine qu’il avait vu Karofsky et le principal du lycée de McKinley. Mais il n’avait pas osé dire quoi que ce soit à Blaine de peur que celui-ci s’oppose à son projet.










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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Lun 13 Juin - 8:31


J'aurais dû lui épargner ma bêtise. J'en ai peut-être trop dit d'un coup. Car silence. Juste du silence. Rien de plus stressant quand on passe aux aveux sur quelque chose qu'on aurait peut-être mieux fait de cacher. Et une phrase, une simple phrase, comme si Kurt ne savait que dire. Qui se veut rassurante, et qui me donnerait presque envie de sourire. Adorable, simplement adorable. Ce genre de phrase, simples comme bonjour, ça peut paraitre ridicule, mais c'est réconfortant. Le simple fait qu'il ait trouvé à me répondre l'est. Et je relève la tête. Me perdre dans ses yeux pourrait en toute circonstance suffire à me remonter le moral. Juste savoir qu'il est là, que je ne suis pas seul sur cette planète qui tourne à l'envers. Et je lâche du bout des lèvres, en un murmure, un « Merci » qui se veut plein de reconnaissance. Il peut me comprendre lui, il sait ce que c'est, et je m’aperçois que j'aurais pu tout lui dire bien avant. Même si ce n'est pas sujet très plaisant à aborder en soi, quand on sait la façon étrange qu'il a de me donner envie de me taper la tête contre les murs jusqu'à ce que mon cerveau tourne à la purée. J'aurais pu l'embrasser, juste parce qu'il est là. Juste parce que j'en ai besoin. Mais je sais qu'il n'apprécierait pas, et que le débat ne se retournerait pas en ma faveur cette fois. Alors, je ne bouge pas, même position, et toujours ses mains douces dans les miennes.
Et le cinéma, le cinéma, sujet ô combien plus passionnant que ma vie pour le moins déprimante. Et mes arguments sur Titanic qui n'ont pas l'air de convaincre. Je pense que je ne convaincrais jamais personne avec ça. Surtout pas Kurt et tout le romantisme qui lui coule dans les veines. Et (500) Days of Summer que je n'aime plus comme avant. Merci aux réalisateurs et scénaristes pour m'avoir causé ce tracas. Mais quand je m'en sors avec cette pirouette ridicule, j'ai l'impression de ne pas être le seul 'soulagé'. Car d'un coup d'un seul un sourire réapparait, illuminant le visage de Kurt. Mon dieu, qu'est-ce que je peux l'aimer quand il sourit comme ça. Quand il sourit, quand il rougit, quand il est lui simplement. Mon Dieu ce que je peut avoir envie de l'embrasser quand il sourit vraiment. Et ses yeux se détachent des miens pour se poser sur nos mains emmêlées. Oui, bien sûr qu'on regarderait ce film ensemble, rien que nous dans notre bulle. « Avec grand plaisir. Et je te passerais la mienne si tu veux, ce sera plus simple. ». On regardera ça, juste lui et moi, et je sais déjà que je passerais l'essentiel du film à le regarder lui, plutôt que l'écran. Et pas uniquement parce que je connais ce film par cœur.
Mais sa main qui s'échappe de la mienne me tire de ces rêveuses pensées. Qu'ai-je pu dire ou faire de travers ? Ses yeux dans les miens, juste assez longtemps pour que je comprenne que quelque chose va de travers. Mais quand même, je ne peux m'empêcher de penser que ça ne doit pas être trop grave. Sinon, sinon, si c'est ce que je redoute le plus, il n'aurait pas eu l'air aussi inquiet quand il s'est rendu compte de la teneur de (500) Days of Summer. Quand il a cru que je voulais le laisser tomber. C'est en fait à mon tour de me décomposer. Quand il parle comme ça, quand 'c'est important', c'est que quelque chose va mal, ou qu'il le pense. Ce qui, en fait, revient au même. Et ses yeux qui ne relèvent pas vers moi, comme s'il appréhendait. Quelque secondes j'oublie ce qui se passe, ce qu'il dit, et je veut juste l'embrasser, le serrer contre moi, que tous les problèmes s'envolent, et que cette langue qu'il passe sur ses lèvres, l'air pas vraiment serein, soit toute à moi. Mais je chasse cette pensée vite, avant qu'elle me rende fou, et je retourne à notre conversation, acquiesçant d'un air sombre, ma bouche s'ouvrant doucement au fur et à mesure de son discours. De façon à ne pas ressembler de trop à un poisson, je referme ça en vitesse, et oubliant de respirer. Mais on s'en fiche royalement. Et je ne réfléchis même pas avant de répondre, l'air le plus étonné du monde. « Retourner... A Mc Kinley ? Mc Kinley... » Alors que Dieu sait que je m'y attendait. Depuis le temps qu'il en rêve. Je le sais moi, qu'il aurait préféré ne jamais l'avoir quittée cette école. Qu'il ne se plait pas à Dalton. Mais je pensais que si une décision comme celle-là devait se prendre, j'en serais le premier informé. Visiblement non. Je suis plutôt le dernier qu'on juge utile de prévenir. Mais même si Kurt à l'air confiant quant aux autres, je ne peux pas m'empêcher de me méfier de ce Karofsky. Qui sait si tout ça n'est pas une ruse pour lui faire encore plus de mal ? Ou pour me le voler... Non, il ne me ferait pas ça. Pas Kurt. Il faut impérativement que je me reprenne « Si c'est ce qu'il te faut Kurt. Ce que tu veux. Je ne vais pas m'y opposer. Mais je veux vraiment, vraiment que tu sois en sécurité... Que tout le monde soit bien sûr qu'il ne puisse rien t'arriver. Et que Karofsky ne s'approche pas trop de toi... Mais, qu'est-ce que Santana à a voir là-dedans ? » Et la dernière question qui se pose là comme un cheveu sur la soupe. Qu'est-ce que je pourrais bien devenir. J'ai l'impression de ne même pas me souvenir comme c'était, Dalton, les Warblers, ma vie, avant lui. Et je ne le conçois plus. Je pose ma tête dans ma main, toujours perdu dans ses yeux. Perdus, c'est le cas de le dire. Pourtant je savais bien que ça me pendait au nez. Mais je ne peux m'empêcher de ne pas vouloir, bien que je ne le dise pas. Certes, il sera moins heureux s'il reste, mais j'ai même du mal à accepter ça, ne plus le voir autant, ne plus prendre de risques à sortir mon portable pour lui envoyer des SMS pendant les cours, ne plus l'entendre déblatérer des heures sur la tenue qu'il aurait porté s'il n'y avait pas d'uniforme, ne plus le voir avec les autres Warblers, ne plus l'entendre chanter. Ça me manquera vraiment. Mais je ne vois pas vraiment de solution. Le suivre ? Peut-être, mais assez inconcevable... Qu'en dirait mes idiots de parents qui ne doivent pas comprendre grand-chose à l'amour quand il sort un peu des normes. Réfléchis, Blaine, réfléchis.










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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Mar 5 Juil - 22:53

Même la bouche ouverte Blaine arrivait à être tout ce qu’il y avait de plus attirant et beau aux yeux de Kurt. En une autre occasion que celle-ci il lui aurait certainement fait la remarque (quoi que… pas sûr qu’il y arrive sans bafouiller, rougir et marmonner) mais là ce n’était pas vraiment sa priorité, ni celle de Blaine. Pourtant Kurt aurait mille fois préféré papoter là-dessus plutôt que son départ –car c’était sûr, que Blaine soit d’accord ou non il partirait- sujet des plus délicats à ses yeux. De toute manière Kurt n’eut pas l’occasion de s’extasier plus longtemps sur la bouche de Blaine, il enchaîna dans une expression de surprise totale. Retourner à McKinley, oui. Kurt acquiesça d’un signe de tête.

Il savait qu’à chaque fois qu’il parlait de McKinley il avait des étoiles plein les yeux (oh oui, au moins comme dans un Disney), qu’il ne pouvait s’empêcher de comparer sans cesse les Warblers aux New Directions, ou encore de se plaindre que certes, l’uniforme de la Dalton était vraiment chouette –surtout ces vestes- mais il ne lui allait pas particulièrement. Il lui donnait un air assez maladif d’après lui. Et la liste des remarques vis-à-vis de ce lycée était longue. Kurt ne les avait pas toutes mentionnées à Blaine pour ne pas l’ennuyer –et entre autre parce que celle ‘jeter ses partitions sur les élèves qui travaillent’ en faisait partie- il pensait seulement avoir laissé un minimum d’indices pour montrer que d’accord la Dalton était bien sympathique, mais McKinley c’était différent. C’était… une partie de lui ?
(Non ridicule Kurt)
Quelque chose de différent de la Dalton, ou il pouvait être lui malgré les reproches de nombreuses personnes, et ou il avait tout ses amis les plus proches.

Blaine réussit à former une suite de mots cohérente, et Kurt posa enfin ses yeux sur lui un visage neutre de toute expression. Il ne put cependant cacher son soulagement lorsque son petit ami lui donna sa bénédiction pour qu’il retourne dans son ancien lycée. Tant mieux, il n’avait vraiment pas envie de se battre contre Blaine à la recherche d’arguments (qu’il avait pourtant tourné et retourné cent fois dans son esprit). Et bien sûr, sa sécurité et blablabla. C’était assez embarrassant de s’entendre parler de sa sécurité bien que flatteur, et Kurt rougit. Une petite moue se dessina sur son visage. Il rougit un peu plus lorsque Blaine mentionna Karofsky. Oups. Kurt s’humidifia les lèvres. Et il se surprit à penser que Blaine avait un visage magnifique. Ses yeux noisette qui reflétaient l’anxiété qu’il éprouvait pour lui avait des cils plutôt longs qui agrandissaient un peu ses yeux, sa bouche était toute simplement parfaite –Kurt fut bien content qu’elle lui appartienne à lui et personne d’autre- et son nez était tout simp-…
…mais pourquoi donc se préoccupait t-il de son visage maintenant ? Ce n’était pas de cela qu’il s’agissait.

Kurt attrapa sa tasse de café vide, la tapotant nerveusement.
Pourquoi était-il si nerveux, hein ? Il n’y avait aucune raison de l’être. Il venait de lui dire qu’il n’y avait aucun problème, qu’il pouvait partir à McKinley quand bon lui semblait tout allait bien. L’adolescent tenta d’adopter un ton dur et sans rappel :

    - C’est Santana qui a eut cette idée. Elle veut que je réintègre McKinley et que je sois le.. « cobaye » de son nouveau club,pour être élue Prom Queen. Kurt hocha la tête et marmonna plus pour lui-même. Oui c’est tordu, mais c’est une fille, il ne faut pas chercher plus loin. Bref.Il prit une petite inspiration avant de dire d’une traite, sans que Blaine n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche : D’ailleurs ce club s'appelle The Bully Whips. Depuis qu'il a été mit en place au lycée aucun élève n'a été victime d'une quelconque agression. Je n’ai rien à craindre puisque les… deux membres qui en font partit resteront avec moi et m’accompagneront ou que j’aille. Si j’ai bien compris. Pause. Et on aborde la partie moins plaisante. Karofsky est le deuxième membre.


Et voilà. Ca c’était dit. Kurt aurait mit son sweat-shirt Galliano au feu que Blaine n’allait pas autant lui donner toute sa bénédiction que quelques minutes plus tôt. Et c’était normal après tout. Kurt ajouta donc, pour le rassurer –et abandonnant sa tasse de café par la même occasion.

    -Mais il n’y a rien à craindre. Je lui ai parlé en tête à tête lors de mon entretient avec le principal Figgins et il a changé.


Kurt fixa Blaine. Il espérait qu’il ne lui sortirait pas ce que lui avait dit son père lors de ledit entretient ‘Tu es bien naïf mon pauvre petit’. C’était horripilant d’entendre ça. Non, il n’était pas naïf. Ou du moins pas là. Les gens pouvaient changer avec un peu de bonne volonté –ou en étant victime du chantage de Santana, ça marchait aussi. C’était le cas de David Karosfky.










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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Dim 10 Juil - 14:50

Non, non, non. Le suivre maintenant ne sera pas possible, même si ce serait la meilleure des solutions. Il faudrait au moins attendre la prochaine rentrée. Et puis, en fin d'année, comme maintenant, aucune chance de se faire transférer. Ce serait idiot. Mais ça me fend le cœur de le laisser repartir comme ça. Même si Dalton est mon lycée, même si j'y suis bien tout ça va être bien vide sans Kurt et ses manies adorables. Et dire qu'il y a six mois il n'était pas là. J'ai vraiment du mal à m'en rendre compte, à vraiment voir à quelle vitesse le temps est passé. Mais même s'il passe vite, je profiterais maintenant de chacun de mes instants avec lui, et il est littéralement hors de question que je le laisse tomber, ou quoi que ce soit de ce type. Je crois que je l'aime, plus que jamais. Même si lui m'abandonne sans aucun état d'âme... Bon, il faut vraiment, vraiment que je me reprenne, ce n'est pas moi qui suis censé passer mon temps à exagérer ici. Mais ses quelques phrases pour finir, bien que se voulant rassurantes, me donnent plutôt envie de ma jeter d'un fenêtre. Laisser Karofsky, cet idiot fini protéger Kurt ? On aura vraiment tout vu. Lui qui avait trouvé drôle de le torturer des mois durant, et comme ca sur un coup de tête de l'embrasser. Certes, à une époque, j'avais tenté de lui trouver des excuses. Mais plus maintenant. Je m'inquiète vraiment trop pour Kurt. Kurt qui stresse visiblement plus que jamais, tordant ses doigts et frappant nerveusement sur sa tasse dorénavant vide.
Et je me déplace. Je sais que c'est une discussion que je ne veux partager avec personne d'autre qu'avec lui, même si le café est presque désert, une fois seulement ma chaise près de la sienne, et ses mains dans les miennes, loin de cette fichue tasse, je me calme. Un simple contact qui me laisse respirer. Quand il s'éloigne, c'est comme si on retirait tout mon oxygène, alors être aussi près de lui, nos mains entremêlées me donne du courage. Pour exprimer mes sentiments. Sûrement un domaine ou je crains. Vraiment, vraiment beaucoup.« Santana est tordue, ce n'est pas nouveau du tout. Mais cette idée n'est pas mauvaise. Je pense que malgré ça, tu devines ce qui me gênes non ? » Que Karofsky traine trop là. Et qu'il te prenne à moi s'il se décidait à sortir du placard. Ça me ferait presque plus peur qu'avant, quand je craignais pour ta sécurité mon ange. Dis-moi que tu me comprends je t'en prie. Mais je te fais confiance. Mon Kurt. Si frêle et si adorable..« Je... Je t'aime Kurt. Plus que tout. Et je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Et je ne veux pas te perdre » Mon sourire doit être un peu triste quand même. Même s'il reste à moi les Weeks-ends, et tout son temps libres, je sais qu'en le laissant partir, je le perds un peu. Mais si je le garde jalousement comme maintenant, il ne sera pas heureux, et je ne veux que son bonheur. .« Je veux juste, juste, que tu me promettes de ne pas me faire de coups bas. Je veux que tu sois bien Kurt, et si cette solution te va... Je ferais avec. Mais je te veux pour moi tout le temps ou tu ne seras pas en cours ou à répéter, d'accord ? » Mon sourire se fait moins ridicule, peut-être plus mutin, et contrairement à sa demande précédente, je dépose un baiser sur ses lèvres. Juste un baiser, comme du miel sur mes lèvres, une décharge d'adrénaline dans mes veines, un sourire partagé. Comme pour sceller nos paroles, au même titre que nos promesses. .« I love you and i'll love you until my dying day » Oui, j'ai bien retenu la leçon. Et cette référence n'en perd pas sa véracité car citée. C'est juste, juste le dernier film qu'il m'a forcé à regardé et que j'ai adoré. Comme si ces quelques mots n'avaient de sens que pour nous. J'espère qu'on pourra continuer, tout, tout comme maintenant.









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MessageSujet: Re: BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know   Ven 5 Aoû - 23:39

Kurt fixait Blaine dans les yeux, tentant de se montrer bourré de sureté et de paraître impressionnant. Il opta pour une expression supérieur qu’il avait mainte fois usée lors de sa première et seconde année de lycée à McKinley (et un peu de cette année là aussi) lorsque l’équipe de foot de l’équipe souhaitait lui faire part du peu d’amour qu’elle lui portait. Mais contre Blaine ça ne servait pas à grand-chose. Kurt avait l’impression d’être un de ces lézards –ou dinosaures ? Il ne savait plus- qui déployait leur collerette pour paraître plus impressionnant face à leurs ennemis et se donner une contenance. C’était un peu ce qu’il était en train de faire au final –et ce qu’il avait toujours fait lorsqu’il se trouvait en position de faiblesse. Sauf qu’il n’avait pas de collerette, juste une attitude méprisante. La vie aurait été tellement plus simple s’il en avait eut une autour du cou. Certe tout le monde aurait fuit sur son passage en hurlant au monstre, mais au moins personne n’aurait osé poser le petit doigt sur lui. Oui mais cela aurait aussi signifié qu’il n’aurait jamais rencontré Blaine. Donc mauvaise idée que la collerette.
Oh non. Pourquoi est-ce qu’il pensait à des choses aussi stupides à un moment pareil. Kurt était tellement absorbé par ces stupides pensées qu’il n’avait même pas fait attention à Blaine qui s’était rapproché de lui. Et il avait instinctivement baissé les yeux sur ses mains posées bêtement sur la table (le regard supposé remplacer la collerette n’avait pas fait long feu), mains rapidement attrapées par Blaine. Kurt daigna alors lever les yeux vers lui, timidement. Mince. Ca ne lui ressemblait pas. Habituellement il était plus comme Rachel, à détruire tout ce qui pouvait se montrer être un obstacle et à se battre pour avoir ce qu’il voulait (à se battre silencieusement et dignement, si par dignement on comptait faire des coups bas). Seul avec Blaine, il lui fallait un rien pour perdre cette attitude.
(Tu n’es qu’un faible homme Kurt, toute ta vie tu t’es mentit à toi-même)
Kurt se pencha légèrement vers Blaine, comme pour le rassurer. Il acquiesça d’un signe de tête à la pseudo question de Blaine. Oui, évidemment qu’il se doutait bien de ce qu’il le gênait. David Karofsky. Cependant Kurt (qui ne voyait pas les choses du même point de vu que Blaine) ne pensait pas que Karofsky ne tente de lui démolir la tête pour quelques raisons.

Cependant son expression s’adoucit quand Blaine enchaîna. Ignorant qui pouvait se trouver avec eux, Kurt déposa un rapide baisé sur les lèvres de son petit ami.


-Moi aussi je t’aime. Et tu ne vas pas me perdre, tout ce passera bien. Karofsky s’en voulait vraiment, et il était sincère quand il s’est excusé.

Faire des choix c’est renoncer. Ou quelque chose dans ce genre. Kurt ne se souvenait pas exactement du proverbe. Et il aurait bien aimé s’en souvenir en ce moment précis, car il ne lui avait jamais semblé plus vrai. Quitté Blaine et rejoindre McKinley, ou rester à la Dalton et ne plus chanter avec ses amis du Glee Club. Choix cornélien. Qu’il avait déjà fait.
Ce qui sortit de la bouche de Blaine le fit revenir sur terre. Et faire la grimace aussi. Kurt lui aurait bien lancé un regard éloquent et outré mais il n’en avait pas eut le temps, juste une grimace mécontente. Comment ça faire des coups bas à Blaine ? Jamais cette idée ne lui serait venue en tête. Kurt se redressa simplement.

-Quel coup bas je pourrais bien te faire de toute manière ? Tu es le petit copain parfait Blaine, mais parfois il t’arrive vraiment de dire n’importe quoi.
Kurt marqua une pause durant laquelle il dévisagea Blaine, les lèvres pincées. Il se détendit bien vite. Je tenterais de passer régulièrement à la Dalton Academy après les cours, étant donné que je passerais moins de temps sur mes devoirs.

Ce dernier point était plus que vrai. C’était assez douloureusement que Kurt avait remarqué qu’avoir un niveau excellant à McKinley signifiait avoir un niveau moyen à la Dalton, et il avait mit un certain temps avant d’oser demander de l’aide à Blaine (par pur question d’orgueils plus qu’autre chose). Et Blaine posa ses lèvres sur les siennes. Kurt oublia instantanément tout ses soucis. Un sourire tranquille se dessina sur son visage et il fit glisser sa tête sur l’épaule de Blaine. Et, dans un élan de romantisme Blaine lui sortit juste la phrase qu’il fallait pour un moment dans celui-ci. Kurt ferma les yeux pour savourer cet instant de pur plaisir. Le Moulin Rouge, le film auquel son père avait reproché le style « machine à laver » pour la manière de filmer de certaines scène.










You and me – that’s what’s sacred to me.



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BLAINE&KURT ♗ Somewhere only we know

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